NOTES

 

 

Bulletins Notes


Notes 1. Mai 1986

Monostiches / One Line Poems.

Cette première anthologie internationale du monostiche (poème d'un seul vers) réunit 114 auteurs (qui avaient répondu à la commande d'Emmanuel Hocquard et Claude Royet-Journoud pour Notes), dont Edmond Jabès, Anne-Marie Albiach, Paul Auster, Jacques Derrida, Georges Perec, Samuel Beckett, Denis Roche, Jean Tortel, Larry Eigner, Jacques Roubaud, Edoardo Sanguineti, Robert Pinget, Robert Duncan, Michael Palmer, Henri Thomas, etc.



Notes 2. Juin 1989


Vie et opinions de Michael Palmer.

Propos recueillis à Paris, en Mai 1986, par Raquel Levy, Philippe Mikriammos et Claude Richard. Dans cet entretien, l'auteur de Sun parle de la situation générale de la poésie aux États-Unis, des Objectivistes, de la Beat Generation, du mouvement L=A=N=G=U=A=G=E, de la poésie française contemporaine vue depuis la Californie, etc.



Notes 3. Juin 1990

Charles Reznikoff par Charles Bernstein.


Communication faite en 1989 à l'occasion de la cinquième Rencontre Internationale de Royaumont Consacrée aux Objectivistes américains. Charles Bernstein donne ici le point de vue d'un écrivain de la génération L=A=N=G=U=A=G=E sur l'auteur de Testimony, s'attachant notamment aux thèmes juifs dans oeuvre de Reznikoff, tels que la sainteté (Blessedness) liée à l'accomplissement des actes les plus quotidiens ou l'exilé-témoin qui devient pionnier-fondateur de l'Amérique.


Notes 4 et 5. Avril 93 - Avril 94

Le chiffre et la lettre.

Des artistes, des philosophes, des scientifiques peuvent-ils parvenir à communiquer entre eux sur les enjeux de leurs pratiques et de leurs réflexions, à partir de leur expérience propre et sans renoncer à leur spécificité ?

C'est ce que certains d'entre eux ont tenté de faire, à l'Abbaye de Royaumont sur le thème "Le chiffre et la lettre", à l'initiative de Raquel Levy et Francis Bailly, autour de Jean-Michel Salanskis, philosophe et mathématicien, d'abord (Notes 4), de Henri Meschonnic, linguiste et poète, ensuite (Notes 5).



Notes 6. Mars 96

L'artiste, oeuvre, la morale.

Peut-on et doit-on dissocier l'auteur de son oeuvre ? Faut-il se satisfaire de la "disjonction" communément admise qui permet de trouver acceptable, voire naturel, qu'un grand artiste soit quelqu'un d'un peu "mieux" que les autres sur le plan éthique ? N'est-on pas fondé à retrouver dans le "dedans de l'oeuvre" - le style, la technique de l'artiste - les effets d'une éthique défaillante ? Telles sont les questions abordées dans une discussion ouverte par Marcel Cohen le 8 Janvier 95 à l'Atelier.




Collections Notes

John Barton Wolgamot, par Keith Waldrop

Traduit de l'américain par Marcel Cohen. Ce livre est le premier de la collection NOTES. 18 pages.

Le récit commence ainsi : John Barton Wolgamot est un écrivain américain. Il a écrit trois livres. Plus exactement, il travaillait à son troisième livre lorsqu'il est mort". S'en suit l'histoire de la rencontre du narrateur, dans les années cinquante, avec le deuxième de ses livres - un livre en vérité peu ordinaire, au titre énigmatique : (IN SARA, MENCKEN, CHRIST AND BEETHOVEN THERE WERE MEN AND WOMEN), publié par l'auteur en 1944 - les tentatives d'élucidation pour découvrir sur quels principes fonctionnait ce livre, la fascination qu'il exerça sur Robert Ashley, puis la rencontre avec l'auteur lui-même, à New York, des années plus tard.

Le cas Wolgamot est aussi troublant et vertigineux que le cas Bartleby. Bien que très différentes, les deux figures ont entre elles un air de famille : Même "entêtement", même "solitude", même intransigeance. Et si le récit de Melville n'est pas ouvertement comique, celui que fait Keith Waldrop de cet écrivain singulier est souvent très drôle.

A lire absolument.


Cette histoire est la mienne.  Petit dictionnaire autobiographique de l'élégie, par Emmanuel Hocquard

Mai 1997. 24 pages. Ce livre est le deuxième de la collection NOTES.

Il existe deux sortes de poètes élégiaques : les classiques et les inverses. L'élégiaque classique rumine son passé. Il exprime sa tristesse, ses plaintes, sa mélancolie, ses regrets, sa nostalgie. L'élégiaque inverse, lui, refait son passé. Son activité est ludique. Il joue avec les choses qui existent autour de lui pas derrière lui. Pour lui, les souvenirs ne concernent pas le passé. Avec des mots, des phrases, des énoncés au présent, il affronte son propre cas à partir de son expérience privée. Une histoire de grammaire et de vie : cette histoire est la mienne.



La notion de réprimande face au concept de la puissance de Dieu, par Saralev H. Hollander & Raquel Levy

Octobre 1999. 36 pages. Ce livre est le troisième de la collection NOTES.

Questionnement à partir d'un passage du Talmud (Hagiga 12) de la notion de ''réprimande" divine (gé'ara), et reprise de ce concept à travers des références proprement bibliques. De cette confrontation naît une notion de limite qui articule avec précision la notion de puissance divine avec celle de la liberté de l'homme et de l'histoire..


Lecture courante à l'usage des grands débutants, par Marcel Cohen

Avril 2001. 24 pages. Ce livre est le quatrième de la collection NOTES.

Le titre pourrait laisser penser que l'auteur, de manière un peu condescendante, s'adresse à des lecteurs ne sachant pas tout à fait lire. En réalité, c'est en tentant, autant que faire se peut, d'épousseter ses narrations de leurs scories et redondances que l'auteur a découvert qu'il composait, et bien malgré lui, quelque chose s'apparentant aux livres de notre enfance. Il est évident que les textes réunis ici (tous extraits d'un livre à venir), ne s'adressent pas pour autant à de jeunes lecteurs. Ils sont donc bien destinés à des adultes ayant assez de sagesse (et d'indulgence) pour se placer, le temps de la lecture, dans la position d'un lecteur débutant.

Ouvrages de Marcel Cohen parus chez d'autres éditeurs



Maïmonide. Rationaliste et mystique, par Thierry Alcoloumbre

Juin 2001. 16 pages.

Les recherches sur la pensée juive ont trop souvent opposé, jusqu'ici, le rationalisme et la mystique. Pourtant l'étude de Maïmonide, pourvu qu'elle soit attentive à la cohérence de sa pensée et à son double enracinement (philosophique et "hébraïque") pourrait bien nous faire parvenir à l'opinion contraire, à savoir qu'il n'y a pas d'opposition fondamentale entre rationalisme et mystique, ou, en poussant le paradoxe, qu'il n'y aurait de vraie mystique que rationaliste... Le dépassement de cette opposition est pour lui un enjeu essentiel de notre époque, en particulier pour la culture hébraïque moderne, à la rencontre de l'Orient et de l'Occident.

Ancien élève de l'École Normale Supérieure, agrégé de lettres classiques, et docteur en philosophie, Thierry Alcoloumbre est maître de conférences à l'université de Bar-Ilan (Israël). Ses recherches portent sur les relations entre le judaïsme et l'hellénisme, dans l'Antiquité et au Moyen Âge. Il a publié récemment Maïmonide et le problème de la personne aux éditions Vrin.